52/22 – La France et les camps, hier…aujourd’hui

Hier. C’est déjà la France contemporaine! Dés le début de la Première Guerre Mondiale, la France est marquée étrangement par une longue et douloureuse histoire de camps. En 2011, nous avions mobilisé la prière pendant les 40 jours « Une Génération Se Lève »/ texte: « Libérés de notre histoire de captivité ».

 

Les nazis ne les ont pas inventés. La France les appelle alors « camps de concentration ». camps-2

Ils servent à la mise à l’écart, l’isolement et l’enfermement administratif de civils n’ayant commis d’autre crime que d’être de telle nationalité, d’avoir une opinion politique, d’être « suspects » ou jugé « indésirables ». Les méthodes employées dans ces camps sont les prémices de celles qui prévaudront lors de la Deuxième Guerre Mondiale… en France* et en Allemagne. Or, si l’histoire des camps d’extermination nazis est bien connue, celle des camps de concentration français reste pudiquement passée sous silence, malgré la connaissance historique que nous en avons.

*(le zèle français, envers les Juifs notamment, étonnera les nazis: les autorités françaises avaient prévu au-delà de leurs attentes)

 

Aujourd’hui. Banlieues saturées d’immigrés, camps de Roms, la jungle de Calais… il semble que nous ne soyons plus capables, depuis longtemps, de traiter les étrangers autrement qu’en les parquant. Il y a là un problème national qui transcende tous les partis et les couches sociales: nous refusons même d’évoquer le problème sérieusement (c’est à dire au-delà de la culpabilité ou des justifications, stériles), chrétiens compris. Comme une interdiction, une « forteresse » qui reste à prendre.

 

Espoir – début d’exaucement. En octobre 2015, le Premier ministre a inauguré un musée-mémorial sur le site du camp de Rivesaltes qui, de 1939 à 2007 (!), a traversé trois Républiques et le régime de Vichy avec une fonction immuable, celle d’accueillir tous ceux que notre pays a pu considérer à un moment comme « indésirables »: républicains espagnols, Juifs, harkis ou immigrés clandestins. « Drancy de la zone libre », puis centre de rétention administrative (1984-2007), il y a eu jusqu’à 92 nationalités différentes…

 

Bénissons Dieu pour la lumière qui a commencé de se faire sur les injustices de cette partie de notre histoire (voir guide 2011).

Documentons-nous. Intéressons-nous à cette histoire, amenons-là à la lumière. Repentons-nous du sang versé dans ces camps, et des atteintes à la dignité.

Appelons la vie dans ces lieux de mémoire par des temps de prière et de louange à Celui dont le sang a coulé pour endosser ces iniquités et permettre la rémission de nos péchés.

 

 

camps-1   Le « désastre républicain » de Calais…

…depuis plus de trente ans, depuis 1985!

« Mieux vaut tard que jamais… »: le Président de la république vient de promettre son  démantèlement certain, « complet et définitif », constatable avant la fin de l’année 2016. Il le fera. Et après… les 7000 (ou 10.000) réfugiés ne sont que l’épiphénomène d’une migration massive et permanente aux multiples visages, mal analysée et et très mal gérée. Ainsi la promesse du chef de l’État assurant que la France ne serait « pas un pays de campements » n’a pas plus de force qu’une promesse… de campagne. Sur place, les « passeurs » préparent déjà d’autres camps.

 

Prions Dieu que notre pays sache considérer et gérer l’immigration avec sagesse, bien au-delà des seules déclarations de tous bords à motivations électoralistes.

Prions pour une voix (donc une voie) chrétienne, marquée de justice et d’équité, libre des pressions des médias et de tous ceux qui veulent instrumentaliser la foi évangélique.